Addiction et Pornographie

Problèmes de couple

PROBLEMES DE COUPLE

Mari qui demande trop à faire l'amour (5 à 6 fois par jour)
regarde des films porno et essaye de reproduire ce qu'il voit avec sa conjointe
L'épouse en a ras le bol

Là il y a intrication de 2 plaintes
-Mari accro au sexe
ex addict : où placer la frontière entre hyperactivité sexuelle et pathologie.
Bien sûr, la masturbation devant un site pornographique n’a rien d’une maladie, pas plus que des relations sexuelles multiples. Avoir une vie sexuelle riche et variée peut être un facteur positif d’équilibre psychologique. 
Mais où peut-on tracer la frontièrere entre hyperactivité sexuelle et maladie ? 
Il me semble très compliqué et hasardeux de la délimiter, car empreinte d’une relativité, et variabilité, personnelle incontestable. 
Ainsi, je crois que seule la souffrance individuelle ou les conséquences néfastes de ces excès peuvent, dans un premier temps, être un élément de démarcation entre normalité et addiction

Alors où débute la maladie ?
 Dans le domaine sexuel, seules les perversions sont, actuellement, reconnues scientifiquement comme des maladies. 
Pour éviter toute confusion conceptuelle, je pense qu’il est important de réserver, en première intention, le terme d’addiction sexuelle aux conduites qui n’impliquent justement pas ces déviations que sont les perversions (pédophilie, zoophilie, nécrophilie…) ou encore sadisme ou masochisme. Même si nous pouvons, dans certains cas, y retrouver une part addictive.

Je vous propose donc d’inscrire comme fil conducteur de cet essai l’addiction dans une pratique anormale et engloutissante de relation sexuelle, qui devient le centre de l’existence, et nuit à tout le reste des investissements, sans ne plus apporter de réelles satisfactions.

Ma propre conclusion, la répétition et la fréquence accrue des rapports sexuels dans un couple ne devient pathologique que si un des partenaires en souffre.

- Mari qui regarde des films porno 
De nouvelles études confirment un effet calamiteux de la pornographie sur la sexualité des hommes.

Les dégâts de la pornographie n’est pas une chose nouvelle qu’on apprendrait aujourd’hui au travers de cette étude. 
On le constate déjà depuis très longtemps dans nos consultations.

La pornographie ou le porno c’est une sexualité génitalement explicite scénarisée.

 Du grand cinéma qui utilise un langage et des codes précis ! 

Tout est fait pour coller aux fantasmes les plus variés destiné à un public à prédominance masculine et majoritairement fait par des hommes.

Le problème que l’on constate, c’est une généralisation de l’utilisation de ce type de contenu comme source d’excitation sexuelle chez nos patients, et ce depuis très jeune .

Les codes d’attraction sexuelle (ou fantasmes) apparaissent au moment de la puberté lors des premières masturbations.  Ce sont des codifications intellectuelles qui déclenchent et entretiennent une excitation génitale.

Le problème de la pornographie n’est pas le support en tant que tel, mais plutôt l’utilisation qu’en fait son consommateur. C’est la multiplication et la variété des images et des vidéos avec une tendance à passer très rapidement d’un contenu à un autre pour maintenir une excitation sexuelle qui pose problème. 

Cette escalade de consommation peut déboucher sur un mode de recours exclusif un peu comme une sorte de dépendance. Pour le cerveau humain plus la notion de plaisir, donc de récompense, est rapide, plus il va chercher à reproduire le comportement qui en est à l’origine. 

On peut ainsi basculer rapidement dans la compulsion voire l’addiction. C’est le même principe dans les addictions aux substances.


Pornographie et couple : quels sont les risques ?

Certains couples décident parfois de regarder un film pornographique, en pensant qu'ils vont pouvoir briser la routine et rebooster leur libido. 

Si cela reste une pratique occasionnelle, les films pornographiques peuvent en effet être très excitants et considérés comme une nouveauté en apportant une plusvalue à la sexualité. 

Il faut que le porno reste une distraction coquine et non un stimulus sexuel indispensable. 

Le principal déclencheur du désir doit rester le partenaire et non des images ou des scènes du film  X . 

Contrairement à ceux qui l'utilisent rarement et pour une occasion précise, la consommation excessive de films pornographiques dans le couple, que ce soit à deux ou seulement chez l'un des deux partenaires, peut vite devenir gênante et ennuyeuse.

 Les risques majeurs constatés ? 

À long terme, la pornographie peut entraîner une insatisfaction sexuelle, une sensation de déception, une perte de plaisir mais aussi et surtout un comportement impulsif et violent. Trop habitués à consommer de la pornographie, les couples peuvent en venir à confondre les films pornographiques avec la réalité et à ne plus très bien en saisir la frontière. 

De ce fait, les caresses et autres jeux amoureux risquent de ne plus les satisfaire et de ne plus être suffisant pour stimuler le désir. 

En cas de décalage entre les deux partenaires, si l'un est addict aux films pornograhiques et l'autre non, le risque majeur reste celui de l'incompréhension la plus totale et à terme, celui de la séparation.

En conclusion

L'addiction sexuelle n'est pathologique que lorsque on en souffre.

La pornographie a des effets néfastes sur la santé sexuelle.

Addiction + Pornographie +reproduction dans leur intimité des positions et des pratiques sont PATHOLOGIQUES

 Le principal déclencheur du désir doit rester le partenaire et non des images ou des scènes du film.


Dr. Dib Sabri

UROLOGIE , SEXOLOGIE , ANDROLOGIE

Doctorat en médecine 1982- DEMS Chirurgie Urologique 1986- Admis au poste de ...

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