Penis Captivus

On peut rester coincé !!!












Sexe : on peut rester coincé !

Qui n’a pas entendu parler, dans son adolescence, de ce scénario catastrophe, d’une « bête à deux dos » emmenée sur un brancard aux urgences afin de libérer monsieur de l’étreinte ?

 Le phénomène rarissime chez l'humain a même un nom (penis captivus) et un traitement

Mais sur quoi s’appuie cette idée du penis captivus ? 
Pour ceux qui ont eu des chiens, ils n’auront pas manqué de noter, à l’occasion de certaines copulations, le départ précipité de la femelle alors que le mâle restait accroché. D’un seau d’eau froide, l’affaire était réglée ; mais, si les yeux chastes s’en trouvaient soulagés, les fantasmes, eux, allaient bon train. 

Pourtant, ce qui est vrai pour le chien – appelé amarrage ou nouage – ne l’est pas pour l’homme, tant sa physiologie pénienne est différente. 

Chez l’animal, l’extrémité libre et visible du pénis est essentiellement formée par son gland, dont la particularité est d’avoir un bulbe érectile sur sa partie arrière qui, une fois gonflé, fixe le gland dans le vagin de la femelle pour la saillie. 

Convenons que nous ne sommes pas des chiens et revenons à notre histoire humaine. 

Souvenons-nous de notre première fois, de cette inquiétude à l’idée d’oser contracter notre vagin, de tenter d’aspirer et, qui sait, de coincer ce pénis si nouveau. 

Quant aux hommes, se souvenant par exemple d’avoir, gamins, passé la tête entre des barreaux sans pouvoir se dégager, nombreux sont ceux à s’inquiéter d’être pris au piège lors de ce premier coït. 

Par ailleurs, si rôde le risque, que n’imagine-t-on du traitement ! 

La solution consisterait d’abord à se déhancher jusqu’à votre téléphone afin d’appeler les pompiers. 

À attendre ensuite qu’ils arrivent, enfoncent la porte, vous embarquent dans l’ambulance, puis vous retransfèrent sur la table de consultation d’un hôpital, le tout alors que vous êtes toujours scotchés l’un à l’autre. 

Attendre encore qu’un médecin expérimenté décide de mettre son plus petit doigt… 

Où ? Dans l’anus de madame, prétendument pour détendre le muscle releveur de l’anus, supposé contracté involontairement, et ce pendant un temps infini, alors que toutes les crampes que connaît le corps, y compris d’origine épileptique, durent généralement moins d’une minute. 

Quelle merveilleuse construction tout droit sortie de l’imaginaire ! Elle attire une fois de plus l’attention sur la crainte de l’homme et de la femme quant à la possible voracité féminine. 

Sur ce vagin qui, telle une bouche, pourrait enserrer et mordre tant son désir serait insatiable. 

Faire l’amour nécessite aussi de sortir du champ familial pour aimer ailleurs, ce qui génère, chez certains, un sentiment de culpabilité qui renforce la crainte de cette première fois et fait fantasmer la fatale sanction. 

Mais rendons-nous à l’évidence de l’impossibilité d’une telle situation : Madame avez-vous déjà réussi à garder le sexe de votre conjoint en vous sans l’enserrer de vos jambes alors qu’il ne le voulait pas ? 

Et vous, monsieur, avez-vous connu beaucoup d’érections en situation d’angoisse ?

Dr. Dib Sabri

UROLOGIE , SEXOLOGIE , ANDROLOGIE

Doctorat en médecine 1982- DEMS Chirurgie Urologique 1986- Admis au poste de ...

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